L arbre se sauve en faisant tomber ses feuilles. (Pierre Jean Jouve)

 

Le 27 octobre 2014
 
En bref :
 
  • Statistiques mitigées
  • Stress tests tout de même stressants
  • Les sanglots longs des violons…
 
 
 
Octobre s’en va doucement, dans une ambiance de circonstance faite de brouillards, de journées plus chaudes que prévu, de pluies abondantes autant que soudaines, de châtaignes et de champignons, d’odeurs de feuilles qui se décomposent.
 
C’est drôle parfois de constater comme la couleur de la saison semble coller à la palette des sentiments ressentis à l’examen de la situation économique.
 
Les statistiques conjoncturelles n’amènent en fait aucune vraie nouvelle. Comme le constate Philippe Waechter sur son blog, l’indice de production manufacturière en Europe semble progresser quelque peu mais l’activité économique est surtout liée aux services dans nos pays désindustrialisés, et là on constate plutôt un ralentissement léger. Des espoirs de vraie croissance semblent dès lors un tantinet anticipés, d’autant plus que les stocks nouvellement générés par l’industrie ne rencontrent pas nécessairement des carnets de commandes équivalents.
 
Les stress tests des banques n’ont pas apporté de vraies nouvelles, eux aussi. L’effort des grandes banques (dites systémiques, car c’est hélas ainsi qu’elles sont considérées puisqu’il n’est pas encore possible de réduire leur poids dans notre organisation économique) pour renforcer leurs fonds propres a plutôt bien fonctionné et, sauf pour quelques organismes très liés à leurs Etats en difficulté), on peut dire que les apparences sont sauves.
 
A propos, quand prendra-t-on en compte l’interdépendance des banques pour mesurer les vrais risques que nous courrons ?
 
Les banques ont été bien obligées de changer leurs stratégies pour modifier leurs bilans et satisfaire à ces nouvelles contraintes de ‘vrais’ fonds propres. Cela peut aussi se deviner en regardant les dernières statistiques de la BCEE
 
 
 
Pour rafraîchir votre mémoire, précisons que :
 
M1 : billets, pièces et dépôts à vue
M2 : M1 plus les dépôts à termes inférieurs ou égaux à deux ans et les dépôts assortis d un préavis de remboursement inférieur ou égal à trois mois
M3 : M2 plus les instruments négociables sur le marché monétaire émis par les institutions financières monétaires (IFM), et qui représentent des avoirs dont le degré de liquidité est élevé avec peu de risque de perte de capital en cas de liquidation (ex : OPCVM monétaire, certificat de dépôt, créance inférieure ou égale à deux ans).
 
La masse monétaire augmente donc (le cash ou ce qui est facilement mobilisable) mais les prêts au secteur privé sont en baisse. De là à dire que les banques vont mieux perce qu’elles ne prêtent pas aux entreprises, c’est un pas que nous ne franchirons pas sans en débattre plus à fond.
 
En résumé, si vous reliez tout cela, la situation n’est ni pire ni meilleure, elle est simplement continument maussade.
 
Comme un ciel bas d’automne et des feuilles qui tombent mollement.
 
Bonne fin de journée,
 
Marc Gilson
 





 Mots-cls : banques   BCE   


Post par Marc Marc le 27-10-2014