Pétrole : il est aussi Charlie

 

Le 15 janvier 2015
 
En bref :
 
  • Une baisse opportune
  • Des opportunités après une baisse
  • Et Dieu dans tout ça ?
 
Il en va du pétrole comme de la bonne réputation : son prix met longtemps à monter mais il d’effondre rapidement. Cette baisse de prix génère toutefois un certain optimisme pour les pays non producteurs qui bénéficient ainsi d’une source d’énergie bien moins chère, même si le dollar reprend des forces contre toutes devises.
 
Derrière cette baisse se cachent certainement beaucoup de facteurs : la baisse de la demande en Chine, la volonté de certains producteurs de lutter contre la concurrence du gaz de schiste made in USA, la modération de consommation des ménages et l’arrivée « massive » des ressources renouvelables. Et la spéculation, évidemment.
 
Il est aujourd’hui évident que l’offre dépasse la demande, et c’est probablement le vrai moteur de la baisse. L’amplitude, elle, est due aux effets de comportement des marchés qui sont plus psychologiques ou sociologiques que rationnels. Encore et toujours, nous sommes bien loin des conditions de la concurrence parfaite chères à notre aïeul Adam Smith…
 
Cette dernière semaine a été complètement occupée par les tueries chez Charlie Hebdo, Montrouge et Porte de Vincennes. Quelle que soit notre conviction, notre affection, notre affliction, nous ne devons pas rester obnubilés par ces actes. Les opinions publiques ne sont pas très différentes des marchés financiers, du marché du pétrole : après un krach, il y a toujours un rebond et un long retour à la « normale ». Souvent, dans ce laps de temps, des règles changent, des dispositions sont prises, des habitudes se recréent. Ce n’est plus comme avant mais ça y ressemble quand même.
 
Et puis après, avec le recul, on se dit que c’était une occasion ratée
 
Pour bien mélanger tous les sujets, une petite réflexion. Les guerres au Moyen Orient sont présentées sous un jour idéologique mais elles ont en réalité des fondements économiques liés à la maîtrise de l’or noir. Si, par hasard, Boko Haram (qui signifierait en fait « l’éducation occidentale est un péché ») pouvait s’emparer de vraies ressources pétrolières au Nigéria, son pays d’origine, alors que peut-être, enfin, les pays occidentaux se mobiliseraient pour éradiquer cette armée indigne, traitant les femmes comme des esclaves et éliminant, comme Daesh, tous les mécréants. A noter que depuis que Daesh dispose de ressources financières grâce à la conquête de puits de pétrole, les Occidentaux se sont ligués, militairement cette fois-ci, pas seulement en paroles…
 
Bonne journée,
 
Marc Gilson





 Mots-cls : pétrole   marchés   histoire   


Post par Marc Marc le 15-01-2015