Un peu de tout en matière de changements

 

Le 10 février 2015
 
En bref :
 
  • Nos nouvelles habitudes
  • Swissleaks. Et alors ?
  • Le pari grec dont l’UE ne veut pas
 
 
Ce mois-ci, YouTube fête ses 10 ans. En 2016 ce sera le tour de Facebook et en 2017 celui de l’iPhone. Dix ans, cela semble peu et beaucoup à la fois mais il est indéniable que cette sorte de concomitance est de celles qui marquent le début d’une nouvelle ère.
 
Il y a aujourd’hui environ 7 milliards d’abonnements à la téléphonie mobile soit presque 100% de la population mondiale. Dans de très nombreux pays, le réseau mobile (avec Internet) supplante largement les coûteuses installations fixes. Merci les satellites et les antennes.
 
Est-ce que les sociétés géantes qui sont derrière ces mouvements de nos habitudes de consommation et de perception de la culture seront encore les maîtres de ces marchés dans les dix prochaines années, personne ne peut le dire évidemment. Mais le changement, lui, sera toujours bien là et c’est ce qui importe.
 
Il est même à espérer que d’autres changements arriveront encore, de ceux qui seraient une vraie révolution industrielle et sociétale plutôt que simples changements ou adaptation de comportements. On peut considérer qu’Internet -et de façon générale toute l’utilisation des ondes- n’est pas à proprement parler une révolution comme le furent par exemple le moteur à explosion ou l’électricité, et bien plus avant le feu et la roue.
 
Notre monde est toujours en recherche d’une nouvelle invention majeure. Est-ce qu’elle viendra de l’intelligence artificielle, de percées des biotechnologies, des nanotechnologies, de nouvelles sources d’énergie, … Qui sait ?
 
Changeons un peu de sujet.
 
Au rayon ‘changements’, nous pouvons aussi vous proposer les modifications de comportements dans les banques, suisses particulièrement, à la lumière de ce que la presse appelle le Swissleaks. La presse du pays s’interroge surtout sur le manque de sérieux des procédures internes de HSBC qui avait nombre de truands et hommes politiques douteux dans sa clientèle. La transmission du fameux fichier de la banque genevoise date maintenant de plusieurs années et a contribué à faire prendre conscience aux acteurs financiers de la nécessité de se plier à la volonté des autorités publiques tant sur le plan de l’origine des fonds que sur la manière dont ils ont été acquis. La fraude fiscale ne semble toujours pas émouvoir les journalistes helvètes mais dans les banques cela évolue plus que certainement.
 
Lisez cet article très intéressant du Matin en cliquant ici.
 
Pour avoir travaillé en (ou pour la) Suisse entre 2000 et 2011, ce rebondissement médiatique nous paraît pour le moins étonnant. Nous n’y apprenons rien de nouveau sur les mécanismes mis en place, alors qu’ils sont présentés comme une révélation… Ce qui nous semble choquant, c’est la révélation du nom des clients mentionnés dans ce fameux fichier. Il est plus que probable que la plupart se sont entretemps entretenus avec leurs fiscs respectifs et ont réglé le problème. Rien ne transparaît non plus sur la manière et la raison pour lesquelles ces fonds se sont retrouvés là. Heureusement que l’article du Matin remet les proportions en perspective.
 
Est-il dès lors utile voire nécessaire de jeter des noms en pâture ? Quel but poursuivent ces journalistes ? L’information ne doit pas être de la délation et ce qui est écrit une première fois suffit trop souvent à former une opinion du lecteur que tous les démentis suivants ne peuvent vraiment effacer. Dommage. D’autant plus que la vraie fraude fiscale aujourd’hui des sociétés transnationales dont on ne parle étrangement pas en ces jours.
 
 
Bonne fin de journée
 
Marc Gilson
 
 
 
Addendum sur la Grèce.
 
Un long article à lire : Syriza cernée publié le vendredi 6 février 2015, par Frédéric Lordon sur le site du Monde Diplomatique. Pour le lire intégralement, cliquez ici.
 
Quelques phrases extraites de ce blog qui en disent long…
 
 
Yanis Varoufakis lâche une phrase qui vaut son pesant de signification : « nous sommes prêts à mener une vie austère, ce qui est différent de l’austérité »
 
Reuters a rendu publique la teneur d’un rapport allemand préparé en vue de la réunion des ministres des finances du 5 février: c’est non sur toute la ligne. Non et rien, les deux mots de la démocratie-européenne-selon-les-traités.
 
A la remorque de la psychorigidité allemande, l’Europe des ahuris, les Juncker, Moscovici, Sapin, etc., radicalement ignorants de ce qu’est vraiment la politique, jouent en toute inconscience avec le malheur des peuples, sans le moindre égard pour les forces obscures qui commencent à tournoyer au-dessus d’eux
 




 Mots-cls : téléphonie   banques   Europe   Suisse   Grèce   


Post par Marc Marc le 10-02-2015